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REGISTRES D
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vention de noz affaires qui sont infiniment pressez et importans. Et led. contract passé, faictes toute la dilligence qui sera au monde possible pour le recou­vrement de lad. partie de iiii0 Lvim livres, et pour en faire fournir au tresorier de nostre Espargné le plus que vous pourrez à mesure qu'il se-recevera; en quoy faisant, vous ferez chose qui est grandement requise pour nostre service et pour nostre soullage-ment et retranchement de mes debtes, et dont nous vous saurons fort bon gré.
"Donné à Nemours, le xme jour d'Aoust mil
livres, que nous avons tousjours faict estat recouvrer des particuliers de nostredicte ville de Paris, à consti­tution de rente au denier douze, suyvant les povoirs et procurations qui en ont esté par nous expediées et veriffiées en nostre Court de Parlement, et pour ceste cause encores que nous n'espérons de vous en cest affaire que toute prompte et briefve execution, nous avons bien voullu vous en escripre la presente, vous priant et neantmoings ordonnant et comman­dant bien expressement, que si d'avanture le contract de la vente que nous vous faisons de certains gre­niers à sel par l'assignation de lad. rente n'a esté en­cores passé'1', vous le passez et y vaquez, et entendez, incontinant ceste lettre receue, selon l'asseurance que nous avons de l'affection que vous portez à la sub-
Ve LX."
Ainsi signé : FRANÇOIS.
Et au dessoubz : Bourdin.
XCVIII. — Lettres du Roy pour les iiii0 lvi™ livres tournois.
16 août i56o. (Fol. 66 v°.)
De par le Roy. "Très chers et bien amez, nous avons entendu par la lettre du xime de ce moys que vous avez remys à passer le contract de la vendition que nous vous faisons faire de certains greniers, pour l'assigna­tion de la rente des 1111e Lvim livres tournois qu'il nous est besoing recouvrer de nostre ville de Paris pour la subvention de noz affaires et licentiment de noz gens de guerre, et mesme de ceulx qui nous sont ces jours passez retournez d'Escosse en grand nombre, qui nous constent et importent infiniment, jusques à ce que la procuration aict esté refformée el que nous vous ayons resoluz de certaines choses que vous nous vouliez remonslrer là dessus. Et pour ce que nous vous renvoyons lad. procuration refformée, comme vous ia demandez, et qu'il ne reste plus que d'oyr vosd. remonstrances, faictes partir voz depput-tez incontinant. Et ce pendant, attendu que nosd. affaires ne peuvent endurer aucune longueur, sans nostre grand interest et dommage, d'autant que plus lesd, gens de guerre demeurent à estre payez et licentiez, plus ilz gaignent de jours, et par consequent il leur fauldra d'argent, nous vous man-
dons et ordonnons que en attandant que, led. con­tract ayt esté passé, et que nous vous ayons esclercis et resoluz sur vosd. remonstrances, vous ne laissez de faire recevoir par le Receveur de vostredict Hostel de Ville tout l'argent que les particuliers vouldront fournir pour achepter de lad. rente, attendu mes­mement que vous nous avez accordé que la joyssance desd, greniers vous commencera du premier jour de Juillet dernier passé, laquelle recepte, emsemble la vendition et constitution que vous ferez ausd, particuliers de vostre rente au denier douze, nous avons validée et auctorisée, validons et auctorisons, et voullons estre de tel effect et valleur que si c'es­toit après led. contract passé, veu l'extreme besoing que nous avons de estre secouruzde la susd, somme, et que tant plustost nous la receverons, plus à nous sera d'avantage et de prouffit et de moyen de nous descharger de despence. Et pour ce ne faictes faulte à ce que dessus, car tel est nostre plaisir.
"Donné à Fonta'nebleaue, le xvie jour d'Aoust mil v° lx."
Signé : FRANÇOIS. -
Et au dessoubz : Bourdin.
tifiées par les faits. Dans une lettre adressée le 22 juillet au duc d'Aumale, lieutenant général en Bourgogne, le Roi lui exprimait tout son mécontentement de voir -sa gendarmerye tellement dereiglée que la plupart des hommes d'armes et archiers, allanset venans par les champs, font infinies maux et pilleryes à son pauvre peuple, et vivent sans rien payern, et le priait d'y mettre bon ordre en châtiant les coupables. (L. Paris, Négociations sous François ll, p. 427.)
<i' Le contrat de vente et aliénation aux Prévôt des Marchands et Echevins de 42,3i4 livres de rente sur les greniers à sel fut passé le 21 septembre i56o, et enregistré au Parlement les 17 octobre et 2 décembre. (Arc4n.es nationales, Parlement de Paris, Xi* 86a3, fol. 316.)                                                                                       '                                                .